NOUVEAU – La famille Smet évalue son entreprise à 31 millions d’euros

Willem Smet, PDG (Photo : Smet)

La famille Smet, implantée dans la commune de Dessel, dans la région de la Campine, augmente le capital de sa holding centrale SHM de 7 millions d’euros pour le porter à 12,7 millions d’euros. Sa principale entreprise industrielle, Smet Boring, est évaluée à 31 millions d’euros. Le groupe Smet se compose de six sociétés opérationnelles, toutes actives dans différents segments du marché du forage, des installations électromécaniques dans le secteur de l’eau au sens large, de l’énergie géothermique et des techniques de fondation. En 2024, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, soit un bénéfice de 4 millions d’euros. Ce résultat est nettement meilleur qu’en 2023, où un chiffre d’affaires de 111 millions d’euros s’était soldé par une perte de 2 millions d’euros. En 2024, le réviseur a toutefois émis des réserves concernant 11,5 millions d’euros de créances chez Smet Boring.

Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par les frères Willem et Dirk Smet, représentants de la quatrième génération. Elle a été fondée en 1900 par leur arrière-grand-père Alfons Smet, un homme aux multiples talents qui a notamment été bourgmestre de Dessel de 1933 à 1940. Les grands travaux publics des « Golden Sixties » ont permis une croissance rapide. Hugo Smet, père de Willem et Dirk, a transformé Smet Group en un spécialiste des applications de forage pour le secteur de la construction souterraine, des puits classiques et du traitement de l’eau. En 1998, la quatrième génération a pris les rênes. Sous leur direction, de nouvelles techniques ont été introduites, telles que le jet-grouting, le soilmixing, la rénovation des égouts sans tranchée, le fonçage de tuyaux sur de longues distances, parallèlement à l’expansion européenne. Aujourd’hui, le groupe Smet compte 600 employés et est également présent à l’étranger, où il réalise des travaux souterrains et de métro.



La nature du travail fait que Smet travaille par le biais de différentes associations temporaires et dans le cadre de différents projets. Cela rend parfois difficile le paiement des travaux. En 2023, le réviseur d’entreprise de Smet Boring note que 4,3 millions d’euros de créances sont incertaines. Un an plus tard, il porte ce montant à 11 millions d’euros.