UPDATE – JUSTICE – Luc Bertrand, figure de proue de la finance, interrogé dans l’enquête sur la corruption du CFE

Luc Bertrand

Ce matin, le parquet fédéral a effectué 10 perquisitions dans le cadre d’une affaire de corruption impliquant la société belge de construction CFE au Tchad. Luc Bertrand, patron du groupe Ackermans & van Haaren et numéro 22 de notre liste, et Raymund Trost, directeur de CFE, auraient également été interrogés. Il s’agit de l’implication présumée des responsables de CFE dans des faits de corruption lors de la construction d’un hôtel au Tchad. Le parquet fédéral l’a annoncé mercredi dans un communiqué de presse. Selon les sites Internet du Soir et de De Standaard, Luc Bertrand, 73 ans, fait partie des personnes arrêtées. Le baron est président du holding coté en bourse Ackermans & van Haaren (AvH), qui détient la majorité du groupe de construction CFE, également coté en bourse. Il est également le père de la secrétaire d’État fédérale au budget démissionnaire Alexia Bertrand et jouit de la réputation d’être le principal représentant en Belgique de la « haute finance » classique. Sa fille Alexia était une figure clé du cabinet du chef du MR Didier Reynders avant d’être nommée secrétaire d’État.

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NOUVEAU – La famille Sarens, spécialisée dans les grues, termine l’année en croissance

Le groupe Sarens, dont le siège est à Londerzeel et qui appartient à la famille du même nom, a pu clôturer l’année 2023 avec un chiffre d’affaires de 802 millions d’euros, contre 652 millions l’année précédente. L’EBITDA, le résultat d’exploitation avec amortissements et provisions, est resté pratiquement inchangé à 145 millions d’euros. Après 15 millions d’euros d’impôts et 35 millions d’euros de charges financières, sous la pression de la hausse des taux d’intérêt, le bénéfice net se maintient à 2,5 millions d’euros contre 5,6 millions l’année précédente. Au cours du premier trimestre de l’année dernière, la famille Sarens a racheté Luc Tack du capital de la société. Luc Tack contrôlait 23 % de Sarens, un paquet d’actions qu’il avait acquis auprès de l’investisseur en capital-risque Waterland. L’entreprise de grues est désormais à nouveau détenue à 100 % par la famille.

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Après 18 ans (et 54 millions d’euros), Broeklin peut maintenant prendre forme

Une représentation graphique de Broeklin vue d’en haut.

18 ans, c’est le temps que Bart Verhaeghe et Jan Van Lancker, respectivement actionnaire majoritaire et minoritaire et CEO du promoteur Uplace, ont dû attendre. Le futur quartier d’ateliers Broeklin à Machelen a reçu hier le permis d’urbanisme définitif. Il y a 18 ans, le projet a été lancé sous le nom d’Uplace. Il y a quatre ans, ce nom et le projet de centre commercial ont été définitivement remplacés par le projet d’atelier Broeklin. Uplace reste le nom de la société qui suit certains projets du groupe. Cette société doit faire face à une perte reportée de 34 millions d’euros. L’ensemble du parcours de 18 ans a dû coûter à Uplace plus de 54 millions d’euros. Le coût du projet final n’est pas connu.

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Les millions Fortis oubliés d’Alexandre Van Damme

Maurice Lippens en 2008. (Photo : Belga Images)

Le tribunal des sociétés de Bruxelles va réexaminer dans les prochains mois le démantèlement de la banque déchue Fortis. Deux procédures judiciaires sont actuellement en cours. L’avocat Mischaël Modrikamen réclame 10,9 milliards d’euros à BNP Paribas et à l’État belge au nom d’un millier d’actionnaires de Fortis. Quant à Alexandre Van Damme, il attend toujours le jugement en appel concernant les 150 millions d’euros que ce riche actionnaire d’AB Inbev a perdus lors de la chute de Fortis en 2008, il y a donc 16 ans. Selon M. Van Damme, Fortis avait mal informé les actionnaires lors de l’augmentation de capital à l’automne 2007. Mais le tribunal de première instance ne l’a pas suivi. Fortis a informé les actionnaires « correctement et complètement » des risques, a déclaré le tribunal. M. Van Damme a fait appel de cette décision.

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L’impôt sur la fortune n’est pas une attaque de Robin des Bois contre les riches

Prof. Nicaise (Photo: KUL)

Un impôt sur la fortune n’est pas une attaque de Robin des Bois contre les riches : c’est une source de revenus logique et équitable pour répondre à des besoins collectifs croissants, et une correction éthique des risques d’inégalité élevée. C’est ce qu’écrit Ides Nicaise, professeur à Louvain, dans une contribution d’opinion.

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Bart Versluys fait le pont avec une année 2023 difficile

Bart Versluys (Photo: Groep Versluys)

Le holding Versluys Invest, détenu à parts égales par l’entrepreneur côtier Bart Versluys et l’investisseur Marc Coucke, a pu clôturer l’année 2023 avec un chiffre d’affaires en produits d’exploitation de 88 millions d’euros, contre 79 millions l’année précédente. Malgré les conditions de marché difficiles liées à la hausse des taux d’intérêt et à l’incertitude géopolitique, le bénéfice net a pu être porté de 8,6 à 16,8 millions d’euros. Parmi les faits marquants, citons la bonne performance des projets Oosteroever à Ostende, qui représentent un dividende interne de 5 millions d’euros, mais aussi le fait que le groupe a sollicité 50 millions d’euros de crédit supplémentaire auprès des banques.

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Marc Coucke clôture l’exercice 2023 presque à l’équilibre (et n’est pas encore milliardaire)

(Photo: Belga Images)

Le holding central de l’investisseur Marc Coucke a enregistré une légère perte de 0,13 million d’euros l’année dernière, contre un bénéfice de 15 millions d’euros l’année précédente. En définitive, le patrimoine de Marc Coucke reste bloqué à 892 millions d’euros et il ne peut donc pas encore se vanter d’être à nouveau milliardaire. En outre, le fisc a rejeté 121,5 millions d’euros de charges, ce qui signifie qu’il a dû payer plus d’impôts que prévu. M. Coucke a vu son statut de milliardaire disparaître après avoir perdu une procédure d’arbitrage concernant la vente d’Omega Pharma au groupe américain Perrigo. Lorsqu’il a vendu ses activités pharmaceutiques en 2015, son holding Alychlo disposait encore d’un capital de 1,35 milliard d’euros. Mais il a ensuite dû rembourser 125 millions d’euros du montant de l’acquisition à Perrigo. En outre, avant le rachat d’Omega Pharma, il a également été payé en actions Perrigo, qui ont depuis perdu une bonne partie de leur valeur.

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Marnix Galle s’étouffe sur les tours Proximus

225 millions d’euros. C’est la somme que le promoteur immobilier coté Immobel, propriété de Marnix Galle, devait investir dans la rénovation et la reconversion des deux tours Proximus à Bruxelles. Mais aucun entrepreneur n’a voulu commencer les travaux pour ce montant. Les trois plus grands entrepreneurs bruxellois, Besix, CFE et CIT Blaton, ont présenté une offre commune de plusieurs dizaines de millions de plus. Immobel a alors décidé de jeter l’éponge et d’abandonner complètement le projet. Le promoteur a ainsi dû enregistrer une perte de 48 millions d’euros.

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NOUVEAU Milliardaire : Les sœurs van Strydonck de Burkel

Lorenzo Gatto, fils de Anita van Strydonck de Burkel. (Photo: LD)

La liste des milliardaires belges s’est enrichie d’un nouveau nom : les sœurs Anita et Colienne van Strydonck de Burkel. Toutes deux sont les filles d’Eliane de Spoelberch, mariée à Henri van Strydonck de Burkel, fils du général belge Victor van Strydonck de Burkel. Les sœurs sont les héritières de la quatrième génération des fondateurs du géant de la bière AB Inbev. En Belgique, leurs actifs sont ancrés dans le holding Anicom. Mais l’année dernière, toutes les actions d’AB Inbev ont été transférées à la nouvelle société holding luxembourgeoise Petrusca. Cette dernière a été évaluée à 1,97 milliard d’euros. La famille van Strydonck de Burkel se retrouve ainsi à la 19e place de notre classement, qui compte désormais 47 milliardaires belges.

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A NOTER – Le vigneron français Jean Guyon transfère son holding luxembourgeoise à Bruxelles

Jean Guyon (Photo : LinkedIn)

Le Français Jean Guyon, 72 ans, a transféré sa holding luxembourgeoise « Cepages Participations » du Luxembourg à Bruxelles. Cepages Participations représente un patrimoine de 16 millions d’euros. Jean Gyuon a fait fortune à Paris en tant qu’agent immobilier et marchand d’art. Au fil des ans, il a acheté un total de 200 hectares de vignobles dans le Médoc. Son vin est connu sous le nom de Rollan de By. Gyuon lui-même s’est fait un nom en France en tant que vigneron en s’éloignant de la traditionnelle bouteille de vin de Bordeaux et en innovant avec de nouvelles formes. Gyon y voit un moyen de désorienter les consommateurs et de s’adapter à l’air du temps, en démontrant la supériorité des vins de Bordeaux.

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