
Ce devait être le premier grand projet touristique sur l’île espagnole de Ténérife après la crise de la corona : la Cuna del Alma. Les familles de Flandre occidentale Van Biervliet et Vandermarliere, qui ont bâti des fortunes respectivement dans l’immobilier et dans l’industrie du tabac, devaient investir 340 millions d’euros dans le développement de 420 unités résidentielles sur les flancs d’une colline surplombant le petit port de Puertito, près de la célèbre Adeje. Mais l’ambition immobilière des deux familles semble de plus en plus irréalisable. Le projet, baptisé Cuna del Alma, qui signifie autant que l’âme, a provoqué une levée de boucliers sans précédent de la part des habitants. Leur message est clair : trop c’est trop. Tenerife a été bétonnée, la nature est opprimée et, surtout, les habitants n’en retirent pas un euro de plus, disent-ils.







