La famille Frère poursuit son retrait stratégique de GBL tout en versant des dividendes élevés

Ian Gallienne (à droite) avec son beau-père Albert Frère sur une photo d’archive datant de 2012. (Photo : Belga Images)

La holding cotée en bourse GBL augmente son dividende de 2,5 % pour le porter à 5,125 euros par action. Environ 87 millions d’euros de cette somme reviendront à Ségolène Gallienne-Frère et 29 millions à son demi-frère Gérald Frère. Les deux enfants de feu Albert Frère confirment ainsi qu’ils prennent de plus en plus leurs distances par rapport à la holding que leur père a su bâtir et qui pèse aujourd’hui encore plus de 10 milliards d’euros à la Bourse de Bruxelles. Le tournant décisif remonte exactement à un an, lorsque, en mars dernier, Ian Gallienne, aujourd’hui âgé de 55 ans et gendre d’Albert Frère, a confié la direction opérationnelle de GBL à Johannes Huth, un manager allemand pragmatique de dix ans son aîné. Gallienne a dirigé GBL pendant 14 ans, mais n’a pas réussi à redéfinir le profil de la holding. « Compte tenu de l’évolution toujours plus rapide du monde, nous aurions dû faire preuve de plus de souplesse avec nos participations », a répondu Gallienne en 2023 à un journaliste qui lui demandait s’il regrettait certaines choses.

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NOUVEAU – La famille Colruyt investit 48 millions d’euros dans des parcs solaires polonais

Jef Colruyt (Photo : Belga Images)

La famille Colruyt, connue pour le groupe de distribution coté en bourse du même nom, augmente le capital de la société Virya Renewables Poland de 48,7 millions d’euros. Cette société est une filiale du groupe Virya, qui est lui-même détenu à 70 % par la holding Korys de la famille Colruyt. Les 30 % restants sont détenus par la société cotée en bourse Colruyt. Avec Virya Renewables Poland, la famille prévoit la construction d’une série de mégaparks solaires en Pologne qui pourront alimenter en électricité 400 000 familles. Le projet peut compter sur un capital de 85 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI).

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La première vente aux enchères de la « Collection Roger et Josette Vanthournout » rapporte immédiatement 46 millions d’euros

Roger et Josette Vanthournout (Photo : Christie’s)

Hier, la maison de vente aux enchères Christie’s à Londres a organisé la première vente aux enchères de la « Collection Roger et Josette Vanthournout ». Celle-ci a immédiatement rapporté 46 millions d’euros. Une deuxième vente aura lieu aujourd’hui et il est également possible d’enchérir en ligne sur les pièces de la collection privée de la famille Vanthournout d’Izegem, qui a bâti sa fortune dans l’industrie du meuble. Le produit de 46 millions d’euros est déjà un résultat exceptionnel, sachant que l’ensemble de la collection était estimé à 47 millions d’euros. Hier, 97 % des pièces proposées ont également été vendues. La pièce maîtresse de la vente aux enchères était « Nu debout et femmes assises » de Pablo Picasso, datant de 1939, qui a rapporté 8 millions d’euros. Les sculptures ont continué à obtenir de bons résultats : « Goslar Warrior » (1973-74) de Henry Moore a rapporté 5,2 millions d’euros, tandis que « Jeune fille à la tresse », conçue en 1914 par Jacques Lipchitz, a été vendue pour 2,2 millions d’euros, soit près de trois fois l’estimation la plus élevée.

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NOUVEAU – Jan Toye crée un nouveau fonds d’investissement Econopolis avec Diepensteyn

Jan Toye (Photo : Belga Images)

La holding Diepensteyn, détenue par la famille Toye, a créé la nouvelle société d’investissement Econopolis Institutional. Celle-ci bénéficie d’un capital de départ de 1,2 million d’euros. Econopolis est depuis longtemps le gestionnaire de fortune attitré de la famille Toye. Geert Noels, directeur d’Econopolis, est administrateur chez Diepensteyn. Cette dernière chapeaute les intérêts familiaux de la famille Toye depuis que l’entrepreneur Jan Toye, aujourd’hui âgé de 77 ans, a vendu sa brasserie Palm au groupe néerlandais Bavaria, propriété de la famille Swinkels, en 2016. Diepensteyn contrôle 17 % d’Econoholding. En 2023, Toye a également vendu une partie de ses biens immobiliers dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration à Swinkels, une opération qui s’est achevée en 2024 par une fusion interne au sein de Diepensteyn. Cela a rapporté à la holding un bénéfice de 48 millions d’euros cette année-là. La fortune de la famille Toye s’élève désormais à 423 millions d’euros.

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La famille Coopman met fin à son aventure boursière avec 88 millions d’euros

La couverture d’une biographie locale de Daniël Coopman.

La famille Coopman, originaire de Flandre orientale et actionnaire de référence du groupe alimentaire What’s Cooking, souhaite retirer l’entreprise familiale de la bourse. Elle détient aujourd’hui 65 % des actions et est prête à débourser 88 millions d’euros pour racheter le reste. What’s Cooking est le producteur des plats préparés Come a Casa. Les principaux actionnaires non de référence ont déjà accepté l’offre. Il s’agit notamment de Wallonie Entreprendre, d’Alychlo de l’investisseur Marc Coucke et de l’ancien PDG Dirk Goeminne et son épouse. Si la sortie se concrétise, l’entreprise disparaîtra de la bourse après 40 ans. La famille paiera probablement une partie du prix d’achat avec les liquidités de l’entreprise. « Le prix d’offre par action sera réduit du montant brut d’un éventuel dividende ou d’une autre distribution aux actionnaires de What’s Cooking qui aura lieu avant la date de paiement de l’offre », peut-on lire. La sortie de la bourse mettra fin à l’histoire qui était en grande partie l’œuvre de feu Daniël Coopman.

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NOUVEAU – Filip Balcaen injecte 19 millions d’euros supplémentaires dans le groupe comptable PIA

Filip Balcaen (Photo : LinkedIn)

La société comptable PIA Group a augmenté son capital de 19 millions d’euros pour atteindre 66 millions d’euros. L’apport dans le cadre de l’augmentation de capital se fait en nature. PIA est une société d’expertise comptable et de conseil en pleine expansion, détenue par le milliardaire Filip Balcaen et son fondateur Steven Bouckaert. Grâce aux fonds apportés par Balcaen, PIA travaille à accélérer sa croissance par le biais d’acquisitions au Benelux. Récemment, cinq nouvelles acquisitions ont été annoncées dans le secteur des cabinets comptables, qui est mûr pour une consolidation. Avec ces cinq nouvelles acquisitions, PIA pourrait atteindre cette année le cap du demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires. Le groupe renforce ainsi sa position parmi les principaux acteurs du marché belge.

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Le décès de Maria Franca Ferrero, « l’impératrice du Nutella », éclipse le super dividende de 650 millions d’euros

Le groupe italien Ferrero, spécialisé dans le chocolat et l’alimentation, surtout connu pour sa pâte à tartiner Nutella, a enregistré l’année dernière un chiffre d’affaires record de près de 20 milliards d’euros. La famille encaisse ainsi un dividende de 650 millions d’euros. Mais tout cela a été éclipsé par le décès, à la fin de la semaine dernière, de Maria Franca Ferrero. L’héritière milliardaire de la famille Ferrero, également surnommée « l’impératrice du Nutella », était âgée de 87 ans. Elle est décédée jeudi matin à son domicile dans la petite ville d’Alba, dans la province de Cuneo, en Italie. Son fils Giovanni Ferrero est désormais définitivement à la tête du groupe. Cet entrepreneur italien de 61 ans, qui pèse 30 milliards d’euros, est solidement ancré en Belgique. Il réside avec sa famille à Bruxelles, entre autres, et y a également établi ses principales holdings personnelles. Au bas de cet article, vous pouvez également visionner une vidéo des funérailles de Maria Fanca Ferrero à Alba.

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Superdividende de 36 millions d’euros pour la famille Boone-Stevens

Jan Boone, PDG de Lotus Bakeries. (Photo : Lotus)

Quand on parle de records boursiers, il faut mentionner les familles Boone et Stevens, qui contrôlent ensemble 50 % de la biscuiterie Lotus Bakeries. Cette entreprise a pu verser un dividende plus élevé chaque année pendant 25 ans. Et cette année, les choses vont très vite. Le dividende pour l’exercice 2025 passe de 78 à 90 euros par action. La famille Boone-Stevens encaisse ainsi un dividende brut de 36 millions d’euros. Sur les cinq dernières années, le dividende brut cumulé pour les propriétaires s’élève à 125 millions d’euros. Les deux familles voient leur fortune commune atteindre 4,3 milliards d’euros. Elles occupent ainsi la septième place de notre classement.

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Jean-François Gribomont assure sept ans de contrats à Utexbel grâce à des commandes du ministère de la Défense

Jean-François Gribomont

Certains chefs d’entreprise ne peuvent se résoudre à se retirer de leur société. Jean-François Gribomont, aujourd’hui âgé de 75 ans, fait sans aucun doute partie de cette catégorie. Son groupe textile Utexbel, dont le siège est à Renaix, annonce avoir remporté de nouveaux contrats pour la production de tissus destinés aux uniformes militaires des armées allemande, française et canadienne. L’entreprise s’assure ainsi des livraisons pour les sept prochaines années, ce qui représente un chiffre d’affaires supplémentaire de 150 millions d’euros. Utexbel fêtera son 100e anniversaire dans trois ans. Ces dernières années, le propriétaire et directeur général Jean-François Gribomont a mené une lutte acharnée pour maintenir son entreprise à flot dans une tempête de critiques environnementales concernant l’emplacement de son usine à Renaix. Il y a deux ans, il a ouvert une nouvelle filature dans sa filiale de Settat, au Maroc. L’actualité est désormais marquée par la lutte pour l’obtention d’un nouveau permis.

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NOUVEAU – La famille De Clerck enregistre (à nouveau) une perte de 22 millions d’euros dans sa division filature

Jean-Baptiste De Ruyck, PDG de BIG (Photo : BIG)

La société BIG Yarns Europe a enregistré une perte de 22 millions d’euros via une réduction de capital. Fin 2024, la famille De Clerck, propriétaire de l’entreprise, a injecté 33 millions d’euros de capital dans la société et a alors déjà enregistré une perte reportée de 11 millions d’euros. En 2024, le groupe BIG, anciennement Beaulieu, a fermé son usine de fils à Comines. 118 emplois ont ainsi été supprimés. L’entreprise a enregistré une perte de 23 millions d’euros, contre une perte de 8 millions en 2023. Le chiffre d’affaires en 2024 est passé de 82 à 64 millions d’euros. Le groupe continue toutefois d’investir dans son usine de fils en France. Jean-Baptiste De Ruyck, l’actuel PDG du groupe BIG, est désormais clair : « BIG devient un véhicule d’investissement qui détient des participations dans plusieurs grandes entreprises. Il s’agit d’un changement de mentalité très important. Nous allons donc cesser de combler les pertes des entreprises déficitaires avec les bénéfices des entreprises performantes. Ces bénéfices doivent être réinvestis afin d’améliorer encore les performances des autres. »

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