NOUVEAU – La famille française cotée en bourse Burelle encaisse 79 millions d’euros de pertes belges

Laurent Burelle

La holding bruxelloise Financière Protea a comptabilisé 79 millions d’euros de pertes reportées en réduisant son capital de 123 à 43 millions d’euros. Financière Protea a été fondée en 2018 par la famille française Burelle. Celle-ci a alors apporté 5 % de son entreprise familiale cotée en bourse du même nom. Une action Burelle coûtait alors 1 300 euros. C’était un sommet pour l’entreprise qui réalisait à l’époque un chiffre d’affaires de plusieurs milliards en tant que fournisseur de pièces en plastique pour l’industrie automobile. Depuis lors, l’action a principalement connu une tendance à la baisse en bourse. Actuellement, une action Burelle coûte 330 euros. Au fil des ans, cela s’est traduit par une perte cumulée de 79 millions d’euros pour la holding bruxelloise. Burelle représente une valeur boursière de 550 millions d’euros, détenue à 85 % par la famille.

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L’État français veut désormais poursuivre le « prince noir » Henri de Croÿ

Henri de Croÿ sur une image d’archive. (Photo : RV)

Le procureur de la République français chargé des affaires financières (PNF) envisage de poursuivre 25 personnes dans le dossier des « Dubaï Papers ». Elles sont soupçonnées d’avoir mis en place pendant 20 ans un système complexe permettant à des centaines de contribuables de commettre des fraudes à grande échelle. Les poursuites visent trois sociétés, dont Hélin International. Parmi les accusés figurent un trio considéré comme les principaux suspects du système : le prince belge Henri de Croÿ, 66 ans, son frère Emmanuel de Croÿ, 67 ans, et l’Italienne Maria de Fusco, 60 ans. En Belgique, Henri de Croÿ a finalement été acquitté en 2015 pour avoir mis en place des sociétés de trésorerie frauduleuses pour une vingtaine de Belges fortunés. Les avocats d’Henri de Croÿ ont laissé la procédure judiciaire s’éterniser pendant 17 ans. Mais quelques années plus tard, une nouvelle affaire a été lancée. L’enquête française en cours comprend désormais le volet belge. Le « prince noir » n’a apparemment jamais cessé ses activités offshore.

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Tomorrowland, ou comment Debby Wilmsen est devenue la sauveuse des frères Beers


La communication de crise n’est pas seulement une science, c’est aussi un art. Et cet art est maîtrisé par Debby Wilmsen, 42 ans, porte-parole du Tomorrowland, qui a été durement touché. Ces derniers jours, elle a associé des informations concrètes à une image finale positive, en évitant presque tous les pièges. Le tout agrémenté d’une sauce de stress et de fatigue croissants. Pour un public national et international. On en oublierait presque que Tomorrowland, une entreprise qui brasse des millions, est détenue par les frères Manu et Michiel Beers. On ne les a pas encore vus dans cette crise. Ils travaillent sans doute comme toujours discrètement en coulisses. Mais pour le monde extérieur, Debby Wilmsen est devenue Tomorrowland, le pilier tant pour le public qui regarde, pour les invités qui ont acheté un billet que pour les dizaines d’employés qui doivent aider à oublier la crise du feu.

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IMMOBILIER – Le nouveau châtelain : Johan Krijgsman, propriétaire d’ERA

Johan Krijgsman (Photo : Belga Images)

Johan Krijgsman, 39 ans, est devenu le nouveau propriétaire du château de Snellegem à Jabbeke, près de Bruges, pour 1,8 million d’euros. Il a racheté la propriété à l’antiquaire Paul De Grande, connu pour l’émission télévisée « Stukken van mensen ». Le nom Snellegem peut être symbolique pour Krijgsman, qui a la réputation d’être peu patient. En 2019, il est devenu actionnaire majoritaire du réseau immobilier ERA. Au cours des six dernières années, il a fait passer le groupe de 110 à 140 agences. 33 nouvelles agences ont été ouvertes en Belgique francophone. Entre-temps, il a notamment acheté la villa-château Coppin à Zaventem et la Maison Myle sur la Grand-Place de sa ville natale, Saint-Nicolas. Il a établi sa holding Alfabet dans l’ancien siège du groupe Optima, aujourd’hui disparu, à Gand.

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Le roi de la pomme de terre Jan Clarebout vend son entreprise à l’américain Simplot et devient milliardaire

Jan Clarebout (photo : RV)

L‘entrepreneur west-flandrien Jan Clarebout vend son entreprise de pommes de terre au groupe agroalimentaire américain JR Simplot. L’entreprise Clarebout, premier producteur européen de frites surgelées, passe ainsi sous contrôle américain. La nouvelle entité Simplot-Clarebout est probablement le plus grand producteur de frites surgelées au monde. Jan Clarebout est entré dans notre classement il y a 10 ans en tant que noble inconnu et l’est resté jusqu’à aujourd’hui. Son entreprise, qui compte 3 000 employés, affiche un flux de trésorerie opérationnel d’environ 450 millions d’euros pour un chiffre d’affaires supérieur au milliard. Simplot affiche un chiffre d’affaires de 11 milliards d’euros. Les détails de la vente ne sont pas connus, mais un nouveau calcul porte la fortune de Jan Clarebout à 3,3 milliards d’euros, ce qui le place à la dixième place de notre classement. Le pays compte désormais 48 milliardaires.

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L’enquête pour blanchiment d’argent visant Didier Reynders s’étend au monde des antiquités

Didier Reynders (Photo : Belga Images)

En juin dernier, la police fédérale a procédé à une perquisition dans la galerie bruxelloise des antiquaires Olivier Theunissen et Nicolas de Ghellinck, située au 21, rue de la Régence, près du Sablon. Parallèlement, le domicile du premier, situé à Lasne, en Brabant wallon, a également été perquisitionné. Sur le site web d’enquête nationale4, le parquet indique que les perquisitions ont été effectuées dans le cadre du dossier Reynders. Il s’agit d’une enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent. À ce stade de la procédure judiciaire, les personnes concernées sont présumées innocentes. Dans une première phase de l’enquête sur le blanchiment d’argent, l’accent a été mis sur les « achats compulsifs » de billets à gratter par Reynders.

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NOUVEAU – La société britannique Kartesia rachète le fabricant de carton Van de Velde, basé à Wetteren, via une augmentation de capital


La société d’investissement britannique Kartesia rachète le fabricant de carton Van de Velde Packaging, basé à Wetteren, via une augmentation de capital d’un montant total de 71 millions d’euros. Kartesia apporte 45 millions d’euros de créances, contre 18 millions pour l’ancienne famille propriétaire Vanbelleghem. Ensuite, 8 millions d’euros de capital frais seront injectés. Kartesia aura trois administrateurs au sein du conseil d’administration. Philip Vanbelleghem, 64 ans, occupera le seul mandat familial. La famille était à la recherche d’un renforcement financier depuis un certain temps déjà, après que l’entreprise ait enregistré une perte de 5 millions d’euros en 2023 et ne disposait plus que d’un capital propre limité de 8,8 millions d’euros.

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NOUVEAU – Le Belge le plus riche, Eric Wittouck, a enregistré un bénéfice de 3,2 milliards d’euros l’année dernière

L’investisseur belge Eric Wittouck, principalement actif à Wall Street, a enregistré l’année dernière un bénéfice de 3,2 milliards d’euros avec sa holding opérationnelle luxembourgeoise Artal International. Ce bénéfice provient principalement de la vente des actions que Wittouck détenait dans le groupe Cava, une chaîne américaine de restaurants méditerranéens. Il s’est également séparé de sa participation dans le groupe américain de parcs d’attractions culturels Meow Wolf. L’investissement dans Cava aurait rapporté environ 2 milliards d’euros. Wittouck souhaite désormais réitérer cette expérience en investissant dans SeoulSpice, une chaîne de restaurants coréens en plein essor. Après recalcul, la fortune de Wittouck s’élève à 11,3 milliards d’euros. Il creuse ainsi l’écart avec le numéro deux de notre classement, Alexandre Van Damme, actionnaire d’AB Inbev, qui pèse 10,5 milliards d’euros.

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NOUVEAU – MiDiagnostics enregistre une perte de 18 millions d’euros

Urbain Vandeurzen, président de MiDiagnostics (Photo : RV)

La société de biotechnologie MiDiagnostics, basée à Louvain, enregistre une perte de 18 millions d’euros dans son bilan grâce à une réduction de capital. Ce montant correspond exactement à la perte opérationnelle subie par l’entreprise l’année dernière. L’année dernière également, MiDiagnostics a conclu un accord avec la société américaine Thermo Fisher, qui pèse plusieurs milliards. Les deux entreprises vont collaborer au développement de tests de stérilité. Thermo Fisher soutiendra le développement de ces tests, leur homologation par les autorités réglementaires et leur commercialisation. L’entrée de la société américaine s’inscrit dans le cadre d’un tour de financement de 30 millions d’euros. À la fin de l’année dernière, 31 % de la société louvaniste était détenue par Alychlo, la holding de Marc Coucke. Michel Akkermans contrôle 12 % avec Pamica, tandis qu’Urbain Vandeurzen en contrôle 22 %. Ensemble, le trio d’investisseurs flamands détient donc 66 % de MiDiagnostics.

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IMMOBILIER – Marnix Galle se sort du marasme

Marnix Galle (Photo : Immobel)

Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers l’action cotée en bourse d’Immobel. Celle-ci a bondi de 15 % à 23 euros à la bourse de Bruxelles. Immobel revient donc de loin. Début 2024, l’action cotait 30 euros, et début 2022, elle dépassait encore les 70 euros. Immobel est détenue à 59 % par le promoteur immobilier Marnix Galle, époux de Michèle Sioen. En 2024, l’entreprise a enregistré une perte sans précédent de 94 millions d’euros, principalement due à plusieurs dépréciations, dont la plus importante est l’abandon par Immobel de la rénovation des deux tours Proximus à Bruxelles. Il semble donc qu’un revirement soit en train de s’opérer. « Au cours du premier semestre 2025, Immobel a réalisé de solides performances grâce à une attention constante portée à l’excellence opérationnelle et à la discipline financière », déclare la société de Marnix Galle dans un communiqué de presse qui indique également que 2025 devrait être à nouveau bénéficiaire.

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