Philippe Van de Vyvere (à droite) en compagnie de l’ancien Premier ministre Charles Michel en 2018. (Photo : Belga Images)
L’entrepreneur portuaire gantois Philippe Van de Vyvere a pu porter les bénéfices de son groupe Sea-Invest à 126 millions d’euros l’année dernière. La vente de sa participation de 80,4 % dans Port Polnocny à Gdansk a joué un rôle déterminant dans cette progression. Port Polnocny est le terminal pour le fret en vrac dans la ville portuaire polonaise. L’acheteur était le groupe local Weglokoks. Sea-Invest avait investi dans le terminal en 2008 et a pu le vendre aujourd’hui pour 128,4 millions d’euros, soit une plus-value de 105,5 millions. Un nouveau calcul porte la fortune de Philippe Van de Vyvere à 1,035 milliard d’euros. Il rejoint ainsi la liste des milliardaires belges, qui en compte désormais 48.
Les dirigeants de Thema Foundries, Yaniv Ben-Haim et Herwig Van Hove, chez Imec plus tôt cette année. (Photo : LinkedIn)
Des plans sont en cours pour lancer une nouvelle production de photonique intégrée dans l’ancienne entreprise BelGaN à Audenarde. Cette technologie remplace essentiellement l’utilisation d’électrons par des photons ou des éléments lumineux. Cela permet de fabriquer des puces qui transmettent les données plus rapidement et consomment moins d’énergie. Il s’agit d’un investissement pouvant atteindre 200 millions d’euros par un groupe d’investisseurs belges et européens. Les détails ne sont pas connus. Une analyse montre que la base du projet n’est en tout cas pas européenne. La nouvelle société Thema Foundries doit donner forme au projet. Cette société a été fondée par Lohema Holding 8 Pte Ltd, dont le siège est à Singapour, et par la société de droit chypriote Seigner Limited. Théma Foundries compte actuellement deux administrateurs : Herwig Van Hove et Yaniv Ben-Haim. Ce dernier est le fondateur et PDG de la société israélienne NewPhotonics, spécialisée dans la photonique. Herwig Van Hove est actif à Singapour en tant que gestionnaire d’investissements avec sa société Vahoca, qui signifie Van Hove Capital. Lors de sa création, Thema Foundries a reçu 1 million d’actions A, mais aucune action B. Ces dernières doivent être souscrites par les investisseurs.
Entre 2008 et 2018, l’ancien ministre des Finances et ancien commissaire européen à la Justice Didier Reynders a versé 700 000 euros en espèces sur son compte ING. Ces versements ne correspondaient pas à son profil financier habituel. Néanmoins, son banquier ING a attendu 2023 avant de signaler cette transaction suspecte à l’autorité de contrôle. Le parquet a déjà interrogé 15 cadres supérieurs d’ING afin de déterminer si Didier Reynders a utilisé son pouvoir en tant qu’ancien ministre des Finances pour influencer la banque et ne pas signaler les transactions. Reynders nie tous les faits et les attribue à une addiction au jeu et à des gains réalisés dans le commerce d’antiquités. La question devient de plus en plus pressante : quel préjudice le dossier Reynders porte-t-il à l’intégrité de l’establishment politico-financier ? Le leader libéral expérimenté Herman De Croo a dit un jour à propos de ce type d’enquêtes sur les politiciens : « Si vous mordez, vous devez avoir de la viande ». À cet égard, l’affaire Reynders semble être une boucherie de qualité.
Le promoteur immobilier ION, basé à Waregem, a lancé la commercialisation de son projet EntreDeux dans la commune de Steinfort, près de la frontière belge, au Grand-Duché de Luxembourg. Les quatre bâtiments d’EntreDeux comprennent 36 appartements et studios de 1 à 3 chambres. Le site est situé à proximité d’un échangeur autoroutier. Les premières habitations devraient être livrées à partir de 2027. La vente démarre avec des prix à partir de 399 000 euros. ION, détenue par Kristof Vanfleteren et Davy Demuynck, avec Paul Thiers comme actionnaire, était déjà active aux Pays-Bas où elle a construit 183 appartements à Amsterdam en collaboration avec la famille Zeeman.
Impression de la méga-usine qu’Aerospacelab construit à Charleroi. (Photo : Aerospacelab)
Ces derniers jours sont chargés pour Benoît Deper, fondateur et actuel PDG de la société spatiale wallonne Aerospacelab. En juin, nous avons annoncé que l’entreprise avait bouclé un tour de table de 17 millions d’euros. Il apparaît aujourd’hui qu’une nouvelle opération a permis de lever 12 millions d’euros supplémentaires, notamment auprès d’Imec.XpandII, un fonds lié au groupe Imec qui investit aujourd’hui 5 millions d’euros. La présence de Marc Dubaere, qui apporte 1 million d’euros, est également remarquable. M. Dubaere est propriétaire de l’entreprise familiale du même nom, située à Aalter, qui produit de l’acier à béton. On retrouve également parmi les investisseurs le groupe luxembourgeois Space Opportunities Syndicate, dirigé par Philippe Nyssen, spécialiste en capital-risque au sein du groupe Sofina de la famille Boël jusqu’en avril de cette année, mais désormais gestionnaire de fonds indépendant. Le fonds d’entrepreneurs flamand Torus Capital de Jochen Boeykens participe également à hauteur de 0,84 million d’euros. L’année prochaine, Aerospacelab prévoit d’ouvrir une méga-usine de 16 000 m² à Charleroi. À terme, celle-ci emploiera environ 500 personnes et aura une capacité de production maximale de 500 petits satellites par an. Cela en fera la plus grande usine de satellites d’Europe et la troisième plus grande au monde.
La société Digi, en passe de devenir le quatrième opérateur de téléphonie mobile en Belgique, a été intégrée à la nouvelle holding Digi Communications Belgium. La société est ainsi évaluée à 80 millions d’euros. Les apporteurs sont le groupe roumain RCS&RDS et la société belge Citymesh, une filiale du groupe limbourgeois Cegeka, spécialisé dans les TIC, qui appartient à la famille Knaepen. Les Roumains contrôlent 51 % de la nouvelle holding, ce qui leur permet d’intégrer les chiffres de Digi dans ceux de leur groupe. Mais ces chiffres ne sont pas très réjouissants. L’entreprise peine à conquérir des parts de marché. À cela s’ajoute le départ récent du directeur Stijn Bijnens, qui a quitté Cegeka pour rejoindre son concurrent Proximus. Tom Knapen, 48 ans, fils du fondateur de Cegeka André Knaepen, a remplacé Stijn Bijnens au poste de directeur du groupe Digi.
Vraiment impressionnant. C’est le moins qu’on puisse dire du parcours accompli par les ingénieurs belges Maarten Bodewes et Dimitri O, tous deux âgés de 40 ans. Leur produit : des bouchons d’oreille insonorisants au design épuré et à la fonctionnalité pratique. Leur chiffre d’affaires : de 1 million d’euros en 2020 à 174 millions l’année dernière. Grâce notamment à la Covid et à leur financier, la famille Rousseaux, anciens propriétaires d’Immoweb. Leur nom commercial : Loop. Partenaires de tous les grands festivals tels que Tomorrowland, Coachella et Glastonbury. Reconnus par le New York Times comme les meilleurs bouchons d’oreille au monde pour les concerts. Ils emploient déjà 300 personnes et ont leur siège social à Anvers et des hubs à Amsterdam, New York et Shanghai. Mais cette croissance n’est pas sans défis. Le défi consiste désormais à créer une structure qui ancrera cette croissance.
Quand Marc Coucke fait quelque chose, il le fait bien. C’est le moins qu’on puisse dire de ce pharmacien-investisseur. Il y a à peine deux mois, il a acquis une participation de 50 % dans Glacier de la Poste, l’exploitant de deux glaciers à Knokke-Heist et Duinbergen. Et il semble déjà avoir de plus grandes ambitions dans le secteur des glaces. Il a récemment conclu un accord pour le rachat d’une entreprise limbourgeoise qui exploite 50 chariots de glaces. Une grande partie d’entre eux sont des chariots anciens restaurés. Coucke acquiert ainsi une collection unique de chariots de glaces. Il pourra les utiliser au sein de son groupe actuel d’entreprises touristiques, en plus de les exploiter lors d’événements privés et professionnels. Les chariots à glaces restaurés seront notamment exposés au parc animalier Pairi Daiza, dont Coucke détient 50 % des parts, ainsi qu’à Durbuy et sur la côte, où Coucke est de plus en plus présent en tant qu’investisseur.
Le groupe français coté en bourse emeis, spécialisé dans les maisons de retraite, continue de redresser sa situation financière catastrophique en Belgique. L’année dernière, les pertes s’élevaient à 56 millions d’euros. Grâce à la conversion d’avances, le capital de sa holding belge Orpimmo a été augmenté de 160 millions d’euros pour atteindre 185 millions. Ensuite, 107 millions de pertes reportées ont été comptabilisées, ramenant le capital à 77 millions d’euros. L’année dernière, la société française Orpea a changé le nom de ses activités en emeis, qui signifie « nous » en grec ancien. Ces dernières années, le groupe a été frappé par des scandales financiers et des pertes et a dû être sauvé par l’intervention de l’État français. En Belgique, ces pertes s’élèvent à plus d’un demi-milliard d’euros ces dernières années. Emeis exploite en Belgique 6 000 lits dans 51 centres de repos et 17 complexes de logements assistés.
La place centrale du marché d’Alba avec la statue de la jeune fille Alba, financée par la famille Ferrero. (Photo personnelle)
Giovanni Ferrero, aujourd’hui âgé de 60 ans, est l’Italien le plus riche avec une fortune de 30 milliards d’euros. Propriétaire notamment de la pâte à tartiner Nutella, il est particulièrement sous les feux de la rampe en Belgique. Non seulement il réside avec sa famille dans sa villa bruxelloise, mais son holding de biscuits CTH Invest, propriétaire notamment de la marque Delacre, est également basé à Bruxelles. Giovanni Ferrero représente la troisième génération de cette famille italienne qui a vu le jour en 1946 dans la petite ville d’Alba, dans la province du Piémont. À Alba, pendant la saison touristique, on entend autant parler flamand et néerlandais qu’italien. Mais cette petite ville de 31 000 habitants reste dominée par la famille Ferrero. Une grande unité de production de Nutella diffuse parfois des nuages de parfum de chocolat dans le centre-ville. Michele Ferrero y a créé sa propre fondation, spécialement dédiée au bien-être des employés ayant travaillé au moins 25 ans dans l’entreprise. À Alba, le père de Giovanni a fait concevoir une œuvre d’art qui a été placée sur la fontaine du marché central. L’œuvre représente une jeune fille nommée Alba et mesure 12,5 mètres de haut. L’empreinte de la famille Ferrero est omniprésente à Alba.